Au Burkina Faso, l’accès à l’information et aux services de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) est indispensable pour le développement humain et l’autonomisation des populations vulnérables. Depuis plusieurs années, la Fondation KIMI s’impose comme un acteur clé dans la promotion des droits en santé sexuelle et reproductive à travers des actions concrètes menées au plus près des communautés.
Une jeunesse mieux informée pour construire son avenir
Tout commence par une conviction : une jeunesse informée est une jeunesse capable de bâtir son avenir. Entre 2020 et 2023, grâce au soutien stratégique de l’Ambassade du Japon et de l’UNFPA, la Fondation KIMI a implémenté le projet : « Renforcement de la capacité des adolescents et jeunes à exercer leurs droits en matière de SSR ».
Déployé dans les districts sanitaires de Bogodogo et de Sig-Noghin, ce projet a contribué de manière significative à la levée des tabous socioculturels. Il a instauré un environnement sécurisé dédié à l’apprentissage et à la prise en charge, s’appuyant sur une approche intégrée : promotion de l’Éducation à la Vie Familiale (EVF), offre de soins en stratégies fixe et mobile, et actions de mobilisation sociale de proximité.
Les chiffres clés de cette phase :
- 283123 adolescents et jeunes bénéficiaires des services de SSRAJ dans les sites d’interventions du projet.
- 110 jeunes militants (scolarisés ou non) formés à la SSRA, y compris aux compétences de la vie courante.
- 25 enseignants capacités à la dispensation de l’EVF
- 80 prestataires de santé à la SSRAJ, y compris au dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus et la prise en charge des complications liées aux MGF.
2025 : Une extension ambitieuse vers les quartiers périphériques
Fort des résultats probants de ce programme phase pilote, l’UNFPA a renouvelé sa confiance envers la Fondation KIMI pour un projet beaucoup plus ambitieux : « Renforcement de la santé sexuelle et reproductive et prévention des VBG et des pratiques néfastes ».
Cette fois, l’action s’étend aux quartiers périphériques de Ouagadougou, incluant le district de Boulmiougou en plus de Bogodogo et Sig-Noghin. L’objectif est double : assurer une couverture en santé sexuelle et reproductive et lutter contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Le cœur battant de cette intervention repose sur une stratégie d’actions de terrain audacieuse : l’offre de services via des cliniques mobiles. Depuis 2025, deux unités mobiles parcourent les zones les plus reculées pour offrir :
- Des services de Santé Sexuelle et Reproductive Adaptés aux Adolescents et Jeunes (SSRAJ).
- Le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus.
Cette approche permet de lever les barrières géographiques et financières, apportant les soins directement au service des communautés.
Impact marquant de la phase 2025 :
- 2628 femmes bénéficiaires des dépistages des lésions précancéreuses du col de l’utérus.
- 120 femmes, adolescentes et jeunes formées à la confection en serviettes hygiéniques réutilisables.
- 25 480 clientes de services de Planification Familiale (PF)
- 58 833 adolescentes, jeunes et femmes sensibilisées sur la SSRAJ z compris les VBG
Cap sur 2026 : La reconduite d’un engagement fort
Le succès de cette première phase de ce projet en 2025 a conduit à une étape décisive : le renouvellement du protocole d’accord (MoU) avec l’UNFPA pour l’année 2026.
Ce renouvellement n’est pas qu’une simple formalité administrative ; c’est le témoignage d’un impact réel sur la santé des populations. En 2026, la Fondation KIMI s’engage à intensifier ses efforts, à optimiser l’utilisation de ses cliniques mobiles et à renforcer le plaidoyer pour les droits en santé de la reproduction.
« Notre objectif est simple : qu’aucune femme, qu’aucun adolescent ou jeune ne soit laissé pour compte par manque d’information ou de services. »
À travers ces initiatives, la Fondation KIMI, l’UNFPA et leurs partenaires continuent de prouver qu’avec une stratégie adaptée et un engagement constant sur le terrain, les quatre piliers des DSSR que sont le droit à l′information, le droit au consentement, le droit à la protection contre les violences, le droit d’accès aux services de santé deviennent une réalité pour tous les Burkinabè.
